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La fleur de type : une quête fondatrice… ou une impasse ? par Mathilde JUAN – ATELIER OFFERT – Mercredi 27 Mai à 19h

Dans la pratique des fleurs de Bach, la notion de “fleur de type” occupe une place particulière, presque fondatrice, comme si elle constituait une clé essentielle pour comprendre en profondeur la
personne que nous accompagnons, et pour orienter avec justesse nos choix de remèdes.
Cette idée qu’il existerait, pour chacun d’entre nous, une fleur fondamentale est à la fois séduisante et rassurante. Ce serait comme une sorte de signature vibratoire intime, un socle invisible sur lequel
viendraient s’organiser les déséquilibres émotionnels.
Pour une professionnelle, elle offre un repère, une structure et une promesse de cohérence dans nos accompagnements.

Et pourtant…

Avec les années de pratique, d’observation et d’expérimentation, cette évidence apparente s’est progressivement fissurée, laissant place à une forme de questionnement, puis à une véritable remise en perspective.
Une quête qui semble évidente… au départ
Comme beaucoup de praticiennes, j’ai moi aussi été traversée par cette quête de la fleur de type, avec l’élan sincère de vouloir comprendre en profondeur ma propre structure et celle des personnes que j’accompagne.
À l’époque, certaines approches associaient les fleurs de Bach aux signes astrologiques, et c’est ainsi que je me suis reconnue dans Impatiens, en lien avec mon tempérament et mon signe solaire du Bélier.
Cette correspondance faisait sens, elle venait confirmer une perception que j’avais déjà de moi-même, et j’ai même eu le sentiment, en observant mon entourage, que ce système pouvait
fonctionner pour mes proches.
Pendant un temps, j’ai donc cru avoir trouvé.

Puis les certitudes se fissurent.

Quelques années plus tard, ma route croise la méthode Kramer, une approche différente des fleurs de Bach. Dans ce modèle, la fleur de type est identifiée à partir d’un test sur l’aura, c’est donc notre corps
énergétique qui fait savoir quelle est notre fleur de type. Le résultat pour moi est alors tout autre et inattendu : Chicorée. Une fleur dans laquelle, honnêtement, je ne me reconnais pas particulièrement, ni dans ses déséquilibres, ni dans les problématiques qu’elle est censée accompagner de manière structurelle.
C’est à ce moment-là que le doute s’installe, non pas comme un rejet, mais comme une ouverture : et si cette notion n’était pas aussi simple qu’elle en a l’air ?

Une multiplication des systèmes… et des contradictions

En poursuivant mes recherches, je découvre qu’il n’existe pas une seule manière d’identifier la fleur de type, mais une multiplicité d’approches, parfois complémentaires, mais souvent contradictoires.
Astrologie solaire, astrologie lunaire, astrologie sidérale, tests énergétiques, lectures comportementales, introspection dans la petite enfance…
Certaines méthodes mènent à des conclusions différentes pour une même personne, et surtout, aucune ne s’appuie sur des indications précises laissées par le Dr Bach lui-même.
Cette diversité, qui pourrait être une richesse, devient alors source de confusion, tant pour les praticiennes que pour les personnes accompagnées.

Une question de fond : peut-on se résumer à une seule fleur ?

Peu à peu, une évidence s’est imposée à moi :
L’être humain est infiniment plus complexe que ce que peut contenir une seule typologie.
Les fleurs de Bach, et en particulier les 12 guérisseurs, portent en elles des archétypes universels, des qualités fondamentales du vivant que nous retrouvons tous, à des degrés différents, à des moments
différents de notre vie.
Certains de ces archétypes se manifestent plus fortement, deviennent plus “bruyants”, plus visibles, mais aucun ne peut prétendre résumer l’ensemble de notre Être.
Ce que j’ai observé, en revanche, c’est que certaines fleurs deviennent profondément significatives à des moments précis de notre chemin, non pas parce qu’elles seraient “notre fleur de type”, mais parce qu’elles viennent nous transmettre un enseignement particulier.

Une expérience marquante.

Je pense notamment à ma rencontre avec Mimulus, une fleur envers laquelle je nourrissais au départ une certaine distance, car je ne me reconnaissais pas dans la description classique proposée par Bach
(peurs, timidité…).
Et pourtant, lorsque je me suis ouverte à son message, et que j’ai accepté de l’expérimenter, quelque chose de profond s’est mis en mouvement, à la fois dans le corps et dans la vie. Des réactions physiques intenses, des émotions qui émergent, mais aussi des transformations très
concrètes dans ma capacité à créer du lien, à m’ouvrir, à incarner des élans que je portais depuis longtemps.
Mimulus n’est sans doute pas “ma fleur de type”.
Mais c’était une fleur que j’avais besoin de rencontrer, profondément, intimement, pour recevoir ce qu’elle avait à m’enseigner.

Et si la question n’était pas la bonne ?

Aujourd’hui, je ressens que la question mérite d’être déplacée. Plutôt que de chercher à tout prix : “Quelle est ma fleur de type ?” Nous pourrions peut-être nous autoriser à explorer : “Qu’est-ce que chaque fleur vient m’enseigner, ici
et maintenant ?”
Ce glissement, en apparence simple, transforme en profondeur la manière dont nous travaillons avec les fleurs.
Nous passons d’une logique de catégorisation à une logique de relation, d’un système figé à une exploration vivante. Les fleurs ne viennent plus nous définir, elles viennent nous rencontrer, nous enseigner.

Une ouverture vers une autre compréhension

C’est dans ce mouvement de recherche que j’ai découvert les travaux de Jordi Cañellas, qui propose une lecture des 12 guérisseurs comme l’expression de grands principes cosmiques, des lois universelles qui se manifestent à toutes les échelles du vivant.
Chaque fleur devient alors bien plus qu’un remède : c’est une porte d’entrée vers un principe fondamental, une invitation à se relier à une dimension plus vaste de l’existence.
Cette approche ouvre des perspectives passionnantes, que je commencerai à partager lors d’un atelier dédié.

Une invitation à explorer ensemble – ATELIER OFFERT – Mercredi 27 Mai à 19h

Si cette question de la fleur de type te traverse, si tu as déjà ressenti de la confusion, du doute, ou une forme de limite dans cette approche…
Je t’invite à me rejoindre pour la masterclass :
Fleur Totem
Un atelier en direct pour partir à la rencontre de ta fleur de type… et découvrir ce qui se cache derrière
Nous y explorerons ensemble les différentes approches, leurs limites, et surtout une manière plus vivante, plus incarnée, d’entrer en relation avec les fleurs de Bach!
Inscription ici : https://formations.meditenfleurs.com/inscription-fleurs-totem-mai-26/?aff=btigxj&cpg=dbxijain
Peut-être que cette exploration ne t’apportera pas une réponse définitive. Mais elle pourrait bien t’ouvrir une porte… beaucoup plus vaste.
Mathilde Juan
www.meditenfleurs.com

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