Introduction aux Fleurs de Bach, par Nora Weeks, l’assistante du Dr BACH
« Pour présenter le travail du Dr Bach, je crois que le mieux est de reprendre les propos de Nora Weeks qui fut son amie fidèle et son assistante dévouée. Nora a consacré sa vie entière au travail du Dr Bach, elle en a défendu tous les aspects et tout particulièrement le plus
essentiel de tous, la simplicité. Ce qui suit est un extrait de conférence qu’elle donna il y a fort longtemps. Elle qui le connaissait sans doute le mieux y dépeint merveilleusement le travail du Dr Bach.
« Pendant la demi-heure qui vient, je vous invite à orienter vos pensées vers la guérison de la personne malade plutôt que vers la guérison du corps malade. C’est ce que faisait le Dr Bach qui, après de nombreuses années de recherche, savait que notre santé physique dépendait surtout de nos pensées, de nos sentiments et de nos émotions. La bonne santé est une harmonie, un rythme, une façon de penser positive, constructive et joyeuse. La maladie vient lorsque nous pensons de façon négative, destructrice et triste. Tel est le pouvoir de la pensée, le pouvoir qu’a l’homme sur son corps qui n’est, après tout, que le véhicule, la voiture qu’il utilise pour le voyage de sa vie sur terre. Certains d’entre vous ne connaissent probablement pas les Fleurs de Bach, aussi j’aimerais en premier lieu vous parler du Dr Bach lui-même et de la façon dont il a mis au point sa méthode de soins et découvert les Fleurs. Sa famille était originaire du Pays de Galles, donc son nom devrait être « Bach », mais ses collègues de travail l’ont toujours appelé « Batch* » et c’est ce que nous avons continué à faire depuis
lors. (*prononciation anglaise – ndt)
Edward Bach a fait ses études à l’University College Hospital de Cambridge et y obtint son diplôme de Santé Publique (D.P.H) au début des années 1900. C’était un étudiant plutôt atypique qui s’intéressait plus aux patients qu’à leurs maladies. Il s’asseyait à leur côté, les laissait lui parler, et tout en les écoutant, il trouvait la vraie raison de leur maladie. Par exemple, une femme souffrait d’un asthme important. C’était une femme très angoissée, elle lui dit que son fils unique avait obtenu un travail dans le nord de l’Angleterre trois mois auparavant et qu’elle était sans nouvelles de lui depuis tout ce temps. Elle était terrifiée à l’idée qu’il ait pu avoir un accident, qu’il fût gravement blessé, ou même mort. Mais un jour, celui-ci vint la voir et lui dit qu’il venait de trouver un travail plus près de la maison. En quelques jours, son asthme disparut totalement. Elle n’avait plus besoin de retenir son souffle pour son fils. Un homme avait ce qu’on supposait être un ulcère duodénal et était très inquiet. Il avait perdu son emploi, sa femme ne pouvait pas travailler et il avait deux jeunes enfants. Plus tard, lorsqu’il eut retrouvé un travail, il recouvra la santé et son ulcère disparut.
De nos jours, le monde médical reconnaît que les soucis sont souvent la cause des ulcères gastriques et duodénaux mais, à cette époque-là, c’était une idée tout à fait nouvelle.
Le Dr Bach commença à comprendre que le fait de traiter les symptômes physiques de la maladie n’était pas suffisant. Pour lui, le corps était un miroir où se reflétaient les pensées présentes dans l’esprit. C’était donc la personne elle-même, elle qui souffrait, qui avait besoin d’être soignée pour l’aider à surmonter ses soucis, peurs, dépressions et désespoirs. Il avait la sensation qu’une méthode de traitement totalement originale était nécessaire, une méthode pratique car les mots ne suffisaient pas, et dire à un homme inquiet : « Ne vous en faites pas, tout va bien » n’était pas d’un grand secours.
Pourtant, en tant que médecin, il voulut d’abord éprouver par lui-même d’autres méthodes de médecine classique et il devint bactériologiste Il était très connu pour ses recherches dans cette discipline mais cela ne le satisfaisait pas Il en était encore à soigner le corps et non la personne et il détestait le fait d’injecter des produits de la maladie dans le corps humain. Ces années ne furent pas perdues, il pouvait étudier ses patients, ses amis, tous les gens qu’il rencontrait, il observait leurs réactions dans leur vie quotidienne, à leur travail et dans leurs loisirs, qu’ils fussent malades ou en bonne santé, et cette connaissance de la nature humaine lui fut très utile par la suite.
Un jour il rencontra l’homéopathie et fut comblé d’apprendre ce que Hahnemann, le fondateur de l’homéopathie, avait dit : « Le patient est ce qu’il y a de plus important dans le traitement ». Ainsi les remèdes homéopathiques étaient prescrits en fonction de la personnalité du patient, de ses caractéristiques, de ses particularités mais aussi de ses symptômes physiques.
Le Dr Bach travailla quelques temps dans le laboratoire du Royal London Homeopathic Hospital et c’est là qu’il commença à s’intéresser à la relation entre les toxines intestinales et la maladie chronique. Je souhaite vous en parler brièvement parce que le fruit de cette recherche lui fit faire un pas décisif vers son travail final.
Il isola sept groupes de flores intestinales et prépara de façon homéopathique des nosodes à partir de ces flores, puis les administra aux patients par voie buccale. Leur but est de purifier et de nettoyer l’appareil digestif. Je dis « est » car ces nosodes, les sept nosodes de Bach, les sept nosodes intestinaux, sont toujours utilisés.
Ils ont eu beaucoup de succès. Puis il fit une découverte significative et de la plus haute importance : tous les patients souffrant des mêmes difficultés émotionnelles avaient besoin du même nosode indépendamment du type de la maladie physique. Les patients sujets à de violents accès de colère, des congestions cérébrales, tous avaient besoin du même nosode ; ceux qui étaient nerveux, craintifs, eux aussi avaient besoin du même nosode et peu importait la nature de leur souffrance. Dès lors, il se mit à prescrire à ses patients les nosodes répondant aux difficultés de leur tempérament. Il n’était pas nécessaire d’examiner physiquement le patient, les résultats du laboratoire étaient inutiles et le traitement pouvait commencer sans délai. Les résultats furent excellents. Ceci renforça en lui l’idée que la maladie physique n’avait pas d’origine physique mais que, comme il le disait, c’était « la consolidation d’une attitude mentale ».
Le Dr Bach comprit alors qu’il pouvait consacrer son temps et sa vie à la recherche de remèdes purs qui aideraient celui qui souffre à surmonter ses pensées négatives. Ces nouveaux remèdes, il le savait, devaient se trouver dans la nature parmi les arbres et les plantes puisque tous nos besoins sont fournis par notre Créateur. Il connaissait déjà le principe de cette nouvelle méthode de soin : « Traiter le patient et non la maladie » car lorsque les pensées négatives auraient été surmontées, le corps devait réagir aussi.
Donc en 1930 il abandonna son travail à Londres sans aucun remords et vint habiter à la campagne.
Au cours de toutes ces années de pratique médicale, il a recherché la preuve scientifique de toutes ses découvertes en utilisant son intellect mais à ce moment de sa vie, un changement prit forme en lui. Il devint particulièrement sensible dans son corps et dans son esprit.
Avant de découvrir une fleur en particulier, il souffrait en lui-même intensément de l’état d’esprit négatif pour lequel cette fleur était bénéfique et en même temps il se sentait privilégié, comme il le disait, de souffrir d’une affection physique. Alors il arpentait les champs et les chemins jusqu’à ce qu’il trouve, ou se sente conduit vers, la fleur qui rétablirait immédiatement sa sérénité et la paix de son esprit et en quelques heures l’affection physique était aussi soignée.
Il trouva ainsi 38 fleurs pour répondre à 38 états d’âme négatifs sources de souffrance pour la nature humaine. Ces fleurs, à l’exception de trois, sont de simples fleurs des champs. Il utilisa seulement les fleurs pour ses préparations parce qu’elles poussaient au-dessus du sol, à la lumière du soleil et à l’air libre, et qu’elles contenaient dans leur coeur la graine au stade embryonnaire, continuité de la vie pour la plante. Vous allez reconnaître bien sûr plusieurs d’entre elles : ajonc, bruyère, chèvrefeuille, églantine, chicorée, aigremoine et aussi des fleurs d’arbres connus : chêne, hêtre, saule, orme.
Le Dr Bach divisa les 38 fleurs en sept groupes : la peur, l’incertitude, le manque d’intérêt pour le présent, la solitude, aux influences et aux idées, le découragement ou le désespoir, la préoccupation excessive du bien-être des autres. Dans son petit recueil « Les Douze Guérisseurs et Autres Remèdes », il décrit très clairement l’état d’esprit négatif pour chacun de ces remèdes. » Nora Weeks 1973
Niveau 1 – Découverte des Fleurs de Bach – Lecture recommandée par le Centre BACH de Grande-Bretagne.
Photo: musée du Centre Bach, Virginie LUCET
Les Fleurs de Bach ne sont pas des médicaments. Consultez votre médecin pour tout problème de santé.